The Monthly Review: Les « stories » du mois de juin
En bref

Le cours du pétrole suit l’évolution des tensions au Moyen-Orient.
La Réserve fédérale américaine reste patiente et vigilante.
Elon Musk quitte DOGE pour reprendre son travail habituel.
Temps forts

La montée des tensions
Le conflit au Moyen-Orient a poussé les États-Unis à intervenir militairement, avant qu'un cessez-le-feu ne soit déclaré entre Israël et l'Iran. Le prix du pétrole, souvent considéré comme un indicateur des tensions régionales, a bondi de 15 % avant de retomber. La peur de passer à côté d’une opportunité étant plus forte que l’escalade des tensions, les investisseurs ont propulsé les marchés. Le S&P 500 a atteint un plus haut historique et les marchés des bons du Trésor américain sont restés calmes. Néanmoins, le risque de stagflation, ou ralentissement de la croissance et hausse de l’inflation, semble avoir augmenté. Les économistes de la Banque mondiale ont rejoint d’autres spécialistes pour revoir à la baisse leurs prévisions de croissance.

Le monde est de nouveau sur pause
S’exprimant devant le Congrès, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Jay Powell, a déclaré que « l'incertitude s'était atténuée », faisant référence à une désescalade de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Néanmoins, les gouverneurs de la Fed étaient divisés quant à savoir si le choc inflationniste lié aux droits de douane serait temporaire ou plus persistant. En effet, le coût des produits électriques importés, tels que les réfrigérateurs congélateurs, a commencé à augmenter avec l’entrée en vigueur des droits de douane sur l’acier. Mais le président Trump, impatient face à la lenteur des mesures politiques, a appelé à d'importantes baisses de taux et s'est demandé s'il pouvait se nommer lui-même président de la Fed.

Fin de l’aventure
Elon Musk, fondateur de Tesla, a quitté ses fonctions à la tête du DOGE (Department of Government Efficiency). Son improbable amitié avec le président Trump avait déjà été affaiblie par la réticence du président à maintenir les subventions sur les véhicules électriques (VE). Mais la menace du président de mettre fin aux contrats gouvernementaux avec les entreprises de Musk a porté le coup de grâce. La rupture, qui s'est jouée par réseaux sociaux, a été à la fois publique et virulente. Musk peut désormais se concentrer à mettre fin aux fluctuations de Tesla en bourse et à rivaliser avec la concurrence croissante des fabricants chinois de véhicules électriques, tels que BYD.

L’IA stimule la croissance des énergies renouvelables
Les investisseurs à long terme dans les énergies renouvelables aux États-Unis restent attirés par les opportunités liées à l’accélération de la demande en électricité, malgré le fait que le « Big, Beautiful Bill » du président Trump vise les crédits d’impôt existants pour les énergies propres. Si les industries en développement telles que l'éolien offshore et l'énergie solaire résidentielle pourraient rencontrer des difficultés sans les subventions gouvernementales, les technologies matures telles que l'éolien terrestre et le stockage par batterie sont quant à elles prêtes à connaître une forte croissance. Surtout, l'éolien, le solaire et le stockage sont moins chers et plus rapides à déployer que les sources d'énergie traditionnelles comme le gaz naturel. Cela pourrait contribuer à répondre à la demande croissante d'énergie aux États-Unis, provenant notamment des centres de données pour l'IA et de la relocalisation de la production.
À suivre

Les marchés pétroliers devraient rester dépendants de l’évolution de la situation au Moyen-Orient, le moindre signe d’escalade des tensions étant scruté de près. Les économistes seront quant à eux vigilants quant aux répercussions sur l'inflation d'une nouvelle flambée des prix du pétrole, qui viendrait s'ajouter aux effets inflationnistes potentiels des droits de douane américains.
La pause de 90 jours décrétée par Donald Trump sur les droits de douane réciproques prendra fin le 8 juillet. Les espoirs de négociations commerciales lors du récent sommet du G7 ont été réduits à néant avec le départ prématuré de Donald Trump, laissant investisseurs et entreprises dans le flou le plus total. Une nouvelle pause pourrait être accordée pour laisser plus de temps aux négociations.
Les chiffres sur l’emploi américain restent solides, malgré les discussions sur l’aggravation des risques de récession aux États-Unis dès que le président Trump a lancé son offensive tarifaire lors du fameux « Jour de la Libération », en début avril. L’incertitude liée aux droits de douane va-t-elle finir par se percevoir dans les chiffres sur l’emploi aux États-Unis cet été ?
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